mardi 22 décembre 2020

Espoir de gain et virus

(in english after ***)

Dans ce papier, je vais repérer les relations entre les différents bastions qui encerclent et protègent le patriarcat en mouvement, dont le bouclier actuel est le capitalisme.

La crise du capitalisme – qui cache derrière son petit doigt le patriarcat en mouvement – est antérieure à l’apparition d’un virus.  Le capitalisme a trouvé dans l’apparition d’un virus l’opportunité de faire table rase de toutes contestations auxquelles il devait faire face, et aussi bien un ménage dans son organisation même, en ceci qu’il devait davantage *policer* la société pour continuer en toute *légalité* (c’est lui qui fait les lois auxquelles tous se doivent d’obéir) ses facéties délétères. Il a donné l’opportunité aux gouvernements du monde entier, de statuer de tout en « état d’urgence sanitaire », qui n’est qu’un *état de police* comme un autre.

Le cercle qui protège le patriarcat est composé de bastions tous en relations les uns avec les autres. Ils ont tous pour commun de se montrer comme seule disposition indispensable en évitant qu’apparaisse leur intrication circulaire ; et de montrer du doigt le capitalisme pour dissimuler l’*état d’esprit* du patriarcat. La progression de son emprise sur nos vies, sur la nature – je veux dire celle de ses pollutions – donne l’occasion de passer d’un bastion à l’autre pour révéler cette circularité et son *centre*, à partir de son point d’appui actuel : un virus.

Un virus : quoi et comment ?
Le destin d’un virus est de continuellement muter, de s’adapter. Il a donc une fonction naturelle. De plus, sur un organisme, il ne peut agir seul mais à l’aide d’un co-facteur, une bactérie (raison de l’azythromicyne dans le traitement par hydroxychloroquine) qui amplifie sa « virulence ». Cette  bactérie se développe essentiellement sur le sucre. Le virus se développe lui aussi sur le sucre, mais à partir des résidus issus de la transformation de ce sucre par la bactérie. Le virus en question est un virus à ARN, c’est-à-dire qu’il a la même fonction que les mitochondries : transformer le sucre en énergie, en ATP. La présence de cette énergie excédentaire et du virus réveille la fonction des cytokines qui se déploient en surnombre (orage cytokinique) et celui-ci détruit le fragile équilibre d’un organisme *déjà* affaibli par une désorganisation de l’usage de ce sucre (diabète, obésité, cancer, foie, etc.). La qualité sucrée du sang se sature des fibrines de la coagulation, les thromboses apparaissent, la personne décède. L’hydroxychloroquine calme l’action des cytokines, l’azythromicyne ralentit le développement de la bactérie co-facteur, le virus n’a plus rien à faire ; prévenir les tromboses avec un anticoagulant ou un fluidifiant sanguin. La santé réapparaît, sans doute avec des séquelles, suivant la qualité *vitale* des organes atteints. Un sujet sain n’est pas ou peu atteint.

Un virus, d’où ?
Le virus de la covid-19 est essentiellement issu des élevages de visons, renards et autres chiens à fourrure, par un échange continuel entre leurs producteurs et de leurs reproducteurs ; et une adaptation concomitante du virus à son environnement. L’explosion de ce virus est due à un mode de production capitaliste, le mode de production de la marchandise.
Ce sont les échanges de géniteurs entre la Chine et l’Italie et autre Espagne ou Sud-Afrique, qui ont propulsé l’extension chez le vison, renard et autre chien à fourrure, du coronavirus. et de son adaptation au sapiens.
Que ce virus ait ou non été le produit d’une manipulation génétique, n’a pas d’importance en soi ; cela cache même la raison de l’expansion : la production capitaliste de gadgets... ici, destinés aux riches comme marque sociale de classe.

La concentration
Comme pour la production de l’énergie par le nucléaire, ou la production agricole avec ces grandes propriétés, des usines ou des entrepôts, le mortel réside dans la *concentration*, toujours et partout, qu’elle soit de produits chimiques, plastiques ou autres pollutions : la *concentration*. Nous devons revoir *notre* monde sur cette base : la dé-concentration de toute notre production et, par incidence, la gestion drastique de sa pollution qu’a générée cette concentration.

Par sa concentration, ce coronavirus se montre comme le champignon de pourriture du mode capitaliste de production des objets et des êtres. Nous en faisons les frais à plusieurs étages :
- enfermement policier de la société, restriction de la liberté de se mouvoir, de penser, d’aimer, de se rapprocher, de se rencontrer, du hasard, etc. ;
- maladie touchant des gens eux-mêmes malades à cause de ce mode de production (diabète, obésité, cancer, atteinte du foi, etc.) ;
- continuation démentielle de ce mode de production  coincé dans entre ses contestations, sa négation qui reste non-mortelle (nous devons devenir mortels pour ce mode de production) ;
- cette pollution qui auparavant n’était que chimique, organique, radioactive, minérale, est devenue aujourd’hui virale.

Le rôle du travail dans la transformation de  l’homme en singe
Le travail est la transformation d’une chose en une autre par
- son passage  à la fois dans l’esprit humain ;
- et son passage dans les mains (et les outils) de l’humain.
Cette transformation provoque immanquablement une destruction qui se manifeste sous la forme d’un résidu : la pollution. L’obtus de ce travail, depuis le début du chalcolithique, est de se désintéresser totalement de ce résidu, de la pollution que génère ce *travail*.

Cette pollution s’étale sans aucun doute sous forme de résidus, mais aussi bien dans l’aliénation de l’entendement de son action sur le monde de ce *travailleur*. Depuis son existence en tant que classe, initié au néolithique, ce *travailleur* est dépossédé à la fois de son action, du produit de son travail (une société caractérisée, d’abord, par l’instauration de l’État ET de l’impôt : le patriarcat) et de sa responsabilité vis-à-vis de cette pollution.

Le *mode* de production démentielle de millions de visons, chiens et autres renards par *quelques dizaines* de *travailleurs* dans le monde entier en vue d’en soutirer la fourrure, est le point d’expansion de ce virus qui s’étale sur le reste du monde. Nous avons ici un résumé, une *concentration* du résultat de ce mode de production, qu’il intéresse des animaux ou des plantes ou des humains dans leurs villes surpeuplées.

La non-bienveillance
L’entendement général de ce mode de production n’est pas précisément axé sur la malveillance vis-à-vis de la nature ou dans nos relations, mais sur l’achoppement, le désarrois et *l’absence de la bienveillance*, sur cette indifférence globale vis-à-vis de tout ce qui nous concernent, en tant qu’humains. La *non-bienveillance* est le phénix du monde actuel, que ce soit dans ces élevages, la destruction de la nature, ou nos propres relations ; non-bienveillance  qui corrèle ce mode de production dit « capitaliste » qui cache derrière son petit doigt le patriarcat en mouvement. Dans les modalités qui font le monde du capitalisme, la bienveillance est impensable : c’est ce qui lui permet de se reproduire et de perdurer et de pourrir notre monde.

Un vaccin de masse
Dans la manière même de prendre soin des malades atteints par ce virus, nous trouvons cette *absence de bienveillance*, non pas dans le bon-soin qu’ils reçoivent dans les institutions (et encore !) mais dans les interdictions émises par les gestionnaires gouvernementaux du capitalisme (l’État ET l’impôt) pour interdire l’expression de cette bienveillance ; tout comme, par ailleurs, la pauvreté intellectuelle, affective, sociale qui a induit ces malades à être des facteurs de co-morbidité de ce virus... et la diminution de la jugeote de ceux qui les soignent. Et, une fois encore, la *concentration* capitaliste se retrouve dans cette image du « vaccin *de masse* », *image* qui dispense de toute bienveillance – car cette *image* transporte *en image* cette bienveillance – quant aux effets incertains ou secondaires au moment où les gens sont tout simplement mal soignés par ce capitalisme.

Rapides exemples de non-bienveillance
Un policier qui fait son boulot n’est pas malveillant, souvent, mais il n’est tout bonnement pas bienveillant : son métier interdit toute manifestation de bienveillance. Les éducateurs ne sont pas malveillants en soi, mais ils ou elles ne peuvent tout simplement pas montrer de *bienveillance* aux enfants dont elles ou ils s’occupent. Le gynécologue n'est pas malveillant vis-à-vis de la parturiente, mais il est vraiment très loin d'être bienveillant envers la naissance. La bienveillance est l’image du désordre, de ce que ces compliqués nomment idiotement l’anarchie qui est pourtant, elle aussi hors des clous de la bienveillance. Élever *en masse* des animaux encagés est manifestement un manque de bienveillance. Ainsi, l’absence de bienveillance est-elle le « trou noir » du capitalisme.

Un virus comme révolte de la non-bienveillance
Qu’un malheureux virus à rhume provoque une telle tentative de remise dans *ses* propres conditions de la nature, nous montre que l’absence de bienveillance se cherche ou se retrouve dans des circonvolutions interminables, des complications incompréhensibles, des cheminements recherchant sans fin un but imaginaire, sans jamais s’atteindre. Chercher des outils aussi compliqués qu’un (ou des) vaccin pour un rhume est démentiel, sinon que dans la seule destinée d’un *espoir de gain*. Cet *espoir de gain* est la matérialisation proprement dite de cette *indifférence à la bienveillance*. Centre du modèle capitaliste, cette recherche perpétuelle et effrénée de la sur-value *abstraite* (mais concrétisée par l’argent) fait l’objet de toutes les protections par évitement, par non-perception ou non-vision, comme la jonction du nerf optique dans l’œil du mode de production du capitalisme (qui cache derrière son petit doigt, le patriarcat en mouvement).

L’espoir de gain
L’*espoir de gain* – dont le cambiste est le modèle – est l’idée focale du capitalisme et l’ensemble du monde humain tourne autour de ce centre, tout, absolument tout : de l’enfant, la femme, le blé, les animaux, la terre, la mer, le ciel, l’activité humaine, l’air, le bruit, la pollution, etc., tout fait l’objet d’un espoir de gain. C’est la maladie qui caractérise la non-bienveillance, ancrée dans les pensées comme un tatouage (volontaire ou non) sur la peau. L’espoir de gain implique la police de tout et impose la police en tout, en évitant de se comprendre dans ce gros lot. Cet *espoir de gain* obnubile tout entendement qui ne rentre pas dans son cadre et, dès lors, fera tout pour trouver une réalisation. Et comme il est strictement instantanéiste, qu'importe pour lui les conséquences que cette réalisation provoque, ou qui lui sont consécutives.
L’espoir de gain semble être de « nature » humaine : non, il est tout simplement une recherche de compensation. Il est de cette sorte de nature humaine qui voit tout selon une *concentration* de la richesse des productions humaines en peu de mains, comme on dit.  On le retrouve dans cet *unique* gagnant qui a tout écrasé pour parvenir seul. Mais il est dans toutes les têtes puisque tout le monde jalouse une telle concentration... et y participe, tous étant réduit à du minimum et en particulier, de bienveillance. Tout le monde cherche et court après cette compensation ! L’espoir de gain est le pieux du capitalisme. Il n’est peut-être pas indispensable à l’espoir de gain que les gens soient psychologiquement ou physiologiquement malades, mais il y gagne ; et  beaucoup, car il peut alors mettre en place des dispositions policières qui le protègent davantage, des dispositions « financières » derrière lesquelles il cache sa honte et des dispositions « sanitaires » où il retrouve sa circularité : plus de plus, insatiable.

Le prestige et sa transformation de collectif à particulier dans le chef
Chaque élevage de visons, renards et autres canidés est de l’espoir de gain. Ces élevages favorisent l’éclosion de virus qui deviennent à leur tour un espoir de gain, la recherche d’une sur-valeur abstraire – mais concrétisée par l’argent – à tout, vivant comme mort. Cette sempiternelle recherche est un « état d’esprit ». Cet « état d’esprit » découle d’un des aspects grégaires de l’humain : briller aux yeux d’autrui.  Il s’agit du *prestige*. Initialement, le prestige revenait en la possession d’un objet *dont on n’est pas propriétaire*, d’un objet collectif qui circulait de main en main suivant certaines règles. Le prestige émanait de la collectivité qui s’y retrouvait aussi bien.
La recherche du prestige a inventé le chef en ce moment précis où ce chef s’est accaparé d’un objet de prestige *collectif* pour en faire un bien *personnel* (prémices du patriarcat et de sa domination – la peur – sur la femme et ensuite sur la nature); et en ce fait corollaire où on l’a laissé faire, par identification. Le prestige a alors trouvé une représentation individuelle : le chef. La maladie de l’espoir de gain était dans les veines de ces gens-là. Car le prestige qui n’est pas « naturel » ou « collectif » (et, en conséquence éphémère) – porté par un objet dont on n’est pas le propriétaire – demande toujours plus, puisqu’il ne porte plus ce « collectif » dans l’âme qu’on lui a attribué. L’objet de prestige de cette sorte – personnalisé – devient alors un *fétiche*. On retrouve ce *fétiche* dans l’espoir de gain.

Le fétichisme de la valeur
Le véritable caractère fétichiste de l’objet qui se trouve dans la marchandise n’est pas dans la *valeur*, comme le dit Marx, mais dans *l’espoir de gain* qui réside dans la tête des cambistes de tous poils en manque de compensation : plus de plus – la sur-valeur dénonçant simplement cet espoir de gain réalisé. Pour être chef, il faut avoir un manque ; manque qu’on trouve à combler dans le pouvoir sur autrui (et non plus dans la conjonction des événements collectifs – Pierre Clastre), pouvoir auquel autrui *obéit* parce qu’il éprouve lui aussi ce manque, en miroir. Le désir de possession de plus de gain, *cet espoir de gain*, représenté par l’accumulation de valeur sous forme de biens, d’argent ou de personnes, est ce *fétiche* dans la tête de tous ceux qui en sont affublés. Ce fétiche et son application portable, le fétichisme, gouvernent par leur intermédiaire, le monde : les fétichistes sont eux-mêmes des objets de cette drôle d’idée du monde dans le drôle de monde qu’ils créent sur du décomposé immature.

Gilets Jaunes
Dans leur refus du chef et pourtant le choix de procéder à leur propre organisation dans l’acceptation du leader choisi, les Gilets jaunes sont sur la bonne voie d’en finir avec ce monde fétichiste du gain et ses virus.

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In this paper, I will identify the different bastions that encircle and protect the patriarchy in movement, whose current shield is capitalism.

The crisis of capitalism - which hides the moving patriarchy behind its little finger - predates the appearance of a virus.  Capitalism found in the appearance of a virus the opportunity to wipe out all the contestations it had to face, as well as a clean slate in its own organization, in that it had to *police* society more in order to continue in all *legality* (it is capitalism that makes the laws that everyone must obey) its deleterious antics. He gave the governments of the whole world the opportunity to rule on everything in a "state of health emergency", which is just another "police state" like any other.

The circle that protects the patriarchy is composed of bastions all in relation to each other. What they all have in common is that they all show themselves to be the only indispensable arrangement, avoiding the appearance of their circular entanglement; and they all point the finger at capitalism in order to conceal the "state of mind" of patriarchy. The progression of its hold on our lives, on nature - I mean its pollution - provides the opportunity to move from one bastion to another to reveal this circularity and its "center", from its current point of support: a virus.

A virus: what and how?
The destiny of a virus is to continually mutate, to adapt. It therefore has its natural function. Moreover, on an organism, it cannot act alone but with the help of a co-factor, a bacterium (the reason for the azythromicyne in hydroxychloroquine treatment) which amplifies its "virulence". This bacterium develops essentially on sugar. The virus also develops on sugar, but from the residues resulting from the transformation of this sugar by the bacteria. The virus in question is an RNA virus, i.e. it has the same function as the mitochondria: to transform sugar into energy, into ATP. The presence of this excess energy and of the virus awakens the function of the cytokines which are deployed in excess (cytokinic storm) and this destroys the fragile balance of an organism *already* weakened by a disorganization of the use of this sugar (diabetes, obesity, cancer, liver, etc.). The sugar quality of the blood becomes saturated by the fibrin of coagulation, thromboses appear, the person dies. Hydroxychloroquine calms the action of cytokines, azythromicyne slows down the development of the co-factor bacteria, the virus has nothing more to do. Health reappears, probably with after-effects, depending on the *vital* quality of the affected organs. A healthy subject is not or only slightly affected.

A virus, from where?
The covid-19 virus is essentially derived from the breeding of mink, foxes and other fur-bearing dogs, through a continuous exchange between their producers, their breeders; and a concomitant adaptation of the virus to its environment. The explosion of this virus is due to a capitalist mode of production, the commodity mode of production.
It is the exchange of breeding stock between China and Italy that has propelled the extension in mink, foxes and other furry dogs, of the coronavirus. and its adaptation to the sapiens.
Whether or not this virus was the product of genetic manipulation is of no importance in itself; it even hides the reason for the expansion: the capitalist production of gadgets... here, intended for the rich as a social class brand.

Concentration
As with the production of energy by nuclear power, or agricultural production with these large properties, factories or warehouses, the mortal resides in the *concentration*, always and everywhere, whether of chemicals, plastics or other pollution: the *concentration*. We must review *our* world on this basis: the de-concentration of all our production and, by incidence, the drastic management of its pollution that this concentration has generated.

By its concentration, this coronavirus shows itself to be the rotten fungus of the capitalist mode of production of objects and beings. We are paying the price on several levels:
- police confinement of society, restriction of the freedom to move, to think, to love, to get closer, to meet, to chance, etc. ;
- disease affecting people who are themselves sick because of this mode of production (diabetes, obesity, cancer, faith, etc.);
- demented continuation of this mode of production stuck in its non-lethal negation (we must become mortal for this mode of production);
- this pollution which was previously only chemical, organic, radioactive, mineral, now viral.

The role of work in the transformation of man into a monkey
Work is the transformation of one thing into another through
- its passage through the human mind ;
- and its passage in the hands (and tools) of the human.
This transformation inevitably provokes a destruction that manifests itself in the form of a residue: pollution. The obtuseness of this work, since the beginning of the Chalcolithic, has been to be totally disinterested in this residue, in the pollution that this "work" generates.

This pollution is undoubtedly spread out in the form of residue, but also in the alienation of the understanding of its action on the world of this *worker*. Since its existence as a class, initiated in the Neolithic, this "worker" has been dispossessed both of his action, of the product of his work (a society characterized, first of all, by the establishment of the state AND of imposition: patriarchy) and of his responsibility towards this pollution.

The *mode* of demented production of millions of minks, dogs and other foxes by *some dozens* of *workers* around the world in order to extract their fur, is the point of expansion of this virus which spreads to the rest of the world. We have here a summary, a *concentration* of the result of this mode of production, whether it concerns animals or plants or humans in their overcrowded cities.

Non-benevolence
The general understanding of this mode of production is not precisely centered on malevolence towards nature or in our relationships, but on stumbling, disarray and *lack of benevolence*, on this global indifference towards everything that concerns us, as humans. Non benevolence is the phoenix of today's world, be it in these farms, the destruction of nature, or our own relationships; non benevolence that correlates this so-called "capitalist" mode of production that hides behind its little finger the patriarchy in motion. In the mode that makes up the world of capitalism, benevolence is unthinkable: it is what allows it to reproduce itself and to persist and rot our world.

A mass vaccine
In the very way of taking care of the sick afflicted by this virus, we find this "lack of benevolence", not in the good care they receive in institutions ( and still!) but in the prohibitions issued by the governmental managers of capitalism (the State AND the tax) to prohibit the expression of this benevolence; just as, on the other hand, the intellectual, affective, social poverty that has induced these sick people to be factors of co-morbidity of this virus... and the decrease of the judgment of those who take care of them. And, once again, the capitalist *concentration* can be found in this image of the "mass vaccine", *image* that dispenses with all benevolence - because this *image* carries *in image* this benevolence - as to the uncertain or secondary effects at the moment when people are simply badly treated by this capitalism.

Quick examples of non-benevolence
A policeman doing his job is often not malicious, but he is simply not benevolent: his job prohibits any manifestation of benevolence. Educators are not malicious in themselves, but they simply cannot show "benevolence" to the children in their care. Benevolence is the image of disorder, of what these complicated people foolishly call anarchy, which is also out of the nails of benevolence. Raising *in mass* caged animals is clearly a lack of benevolence. Thus, the absence of benevolence is the "black hole" of capitalism.

A virus as a revolt of non-benevolence
That an unfortunate cold virus provokes such an attempt to put back into *its* own conditions of nature, shows us that the absence of benevolence is sought in interminable convolutions, incomprehensible complications, paths endlessly searching for an imaginary goal, without ever reaching it. Looking for tools as complicated as a vaccine (or vaccines) for a cold is insane, if not in the sole destiny of a *hope of gain*. This *hope of gain* is the actual materialization of this *indifference to benevolence*. At the center of the capitalist model, this perpetual and unbridled search for *abstract* over-value (but materialized by money) is the object of all protection by avoidance, by non-perception or non-vision, like the junction of the optic nerve in the eye of the capitalist mode of production (which hides behind its little finger, the patriarchy in motion).

The hope of gain
The *hope of gain* - of which the trader is the model - is the focal idea of capitalism, and the whole human world revolves around this center, everything, absolutely everything: children, women, wheat, animals, the earth, the sea, the sky, human activity, air, noise, pollution, etc., everything is the object of a hope of gain. It is the disease that characterizes the non-benevolence, anchored in thoughts like a tattoo (voluntary or not) on the skin. The hope of gain involves the police in everything and imposes the police in everything, avoiding itself in this jackpot. The hope of gain seems to be of human "nature": no, it is simply a search for compensation. It is this kind of human nature that sees everything according to a *concentration* of the wealth of human production in a few hands, as they say. We find it in this *unique* winner who has crushed everything in order to reach alone. But it is in everyone's head since everyone is jealous of such concentration... and participates in it, all being reduced to a minimum and, in particular, of benevolence.  Everyone seeks and runs after this compensation! The hope of gain is the pious of capitalism. It may not be indispensable to the hope of gain that people are psychologically or physiologically ill, but it does gain; and a lot, because it can then put in place police dispositions that protect it more, and "financial" dispositions behind which it hides its shame, and "sanitary" dispositions where it finds its circularity: moreover, insatiable

The prestige and its transformation from collective to individual in the chief
Every breeding of mink, foxes and other canids is a hope for gain. These farms encourage the emergence of viruses which in turn become a hope of gain, the search for an abstract - but concrete - surplus value to everything, living as well as dead. This never-ending search is a " frame of mind ". This " frame of mind " stems from one of the gregarious aspects of the human being: to shine in the eyes of others.  It is the *prestige*. Initially, the prestige came back in the possession of an object *of which one is not the owner*, of a collective object which circulated from hand to hand following certain rules. Prestige emanated from the community that was there as well.
The search for prestige invented the chief at that very moment when he took possession of an object of *collective* prestige in order to make it a *personal* good (the first fruits of patriarchy and its domination - fear - over women and then over nature); and in this corollary fact where he was allowed to do so, by identification. Prestige then found an individual representation: the chief. The disease of the hope of gain was in the veins of these people. For prestige that is not "natural" or "collective" (and therefore ephemeral) - carried by an object of which one is not the owner - always demands more, since it no longer carries this "collective" in its soul that one has attributed to it. The prestige object of this kind - personalized - then becomes a *fetish*. We find this *fetish* in the hope of gain.

The fetishism of value
The true fetishistic character of the object that is in the merchandise is not in the *value*, as Marx says, but in the *hope of gain* that resides in the heads of the traders of all stripes in need of compensation: moreover - the excess value simply denouncing this hope of gain realized. To be a leader, one must have a lack; a lack that one finds to be filled in the power over others (and no longer in the conjunction of collective events - Pierre Clastre), a power to which others *obey* because they too experience this lack, in mirror image. The desire to possess more gain, *this hope of gain*, represented by the accumulation of value in the form of goods, money or people, is this *fetish* in the heads of all those who are afflicted with it. This fetish and its portable application, fetishism, governs through them, the world: fetishists are themselves objects of this funny idea of the world in the funny world they create on immature decay.

Gilets jaunes
In their refusal of the chief and yet the choice to proceed with their own organization in the acceptance of the chosen leader, the Gilets jaunes are on the right track to end this fetishistic world of gain and its viruses.



mardi 13 octobre 2020

Conaravirus ou quoi ?

On veut parfois remettre en question l’existence même du coronavirus.

(english after ***)

Il y a deux points :

A : l’existence du virus
B : ce qu’il est fait *politiquement* de l’existence réelle ou virtuelle du virus.    

A : les « virus » peuvent aisément être assimilés à ce que Wilhelm Reich a appelé « bacilles T » (La Fonction de l’orgasme, tome 2 : La Biopathie du cancer). Wilhelm Reich a réussi à cultiver ces BT et en les injectant à des souris saines, a montré que ces BT étaient source de morbidité. Ces BT sont un produit de la dégradation cellulaire d’une cellule *dévitalisée*. Les BT sont détruits par l’énergie d’orgone (l’énergie de la Vie) présentée sous forme de bions.

Une identité existe entre ces BT et les virus. Les moyens modernes de détection d’objets de plus en plus ténus ont permis de distinguer ces formes de vie qui sont environ 10 à 100 fois plus petites que les bactéries : les virus. On peut aussi distinguer que certaines bactéries peuvent être « tuées » par des virus. Selon moi, c’est l’utilité naturelle des virus : réguler le nombre de bactéries dans la nature.

    Oui, on peut penser que ces « virus » (ou BT) sont le résultats protéiques de la dégradation des cellules dévitalisées. Wilhelm Reich a démontré que les BT sont le produit de la dégradation de cellules de multicellulaires dévitalisées. Dans ce cas, la covid (ou tout autre maladie virale : les BT) serait détectable par la présence de ces protéines, issues du fait de la dégradation de cellules dévitalisées.

Il existe bien des protéines (ici nommées « virus ») provenant de la dégradation de bactéries. Avec la covid, ces bactéries sont elles-mêmes issues de la dégradation de cellules d’un organisme *multi-cellulaire*, dont la cohérence est dissoute, faute d’une vitalité suffisante.

Mais ce qui caractérise le vivant (l’existence du virus) est aussi sa « reproduction ». Les virus peuvent-ils se reproduire ? En fait, ils se bouturent.

Pour ce que j’en sais, la différence entre une bactérie (ou tout autre cellule vivante) et un virus, c’est que la première possède *à la fois* de l’ADN et de l’ARN ; tandis qu’un virus ne possède ou bien de l’ADN, *ou bien* de l’ARN (c’est plus souvent de l’ARN). Une autre différence (d’importance) c’est que – pour ce que j’en sais – dans leur prolifération, la bactérie *se divise* ; tandis que le virus *se duplique*, se réplique ou se clone (comme des boutures de plantes).

Si Wilhelm Reich a multiplié les BT, on peut penser que les virus peuvent se dupliquer. Il existe une branche de la médecine (la phagothérapie) qui sait multiplier à des fins thérapeutiques, des virus spécifiques à certaines bactéries présentes en nombre nocif, afin d’accélérer leur dégradation. Cette banche est peu connue, hélas... sans doute qu’elle est trop peu « rentable ».

Au surplus, la découverte (vers les années 1920) initiée par les virus de bactéries (les phages) s’est élargie jusqu’à aujourd’hui. Ces virus (phages de bactéries) sont si nombreux qu’ils ont été organisés en une branche autonome du vivant : les *archaea*. Cette banche de la biologie montre que ces « virus de bactéries » sont partout, en un nombre incommensurable et en tous lieux de la planète, et qu’ils sont les régulateurs *en nombre* des bactéries  autonomes, qu’elles soient issues de la dégradation d’un multicellulaire ou autonomes.

Dans cette compréhension du monde, les bactéries sont des *nettoyeuses* soit des organismes multicellulaires, soit le résultat de la dégradation des cellules d’organisme. Et les BT (virus) en sont les régulateurs.  Je veux dire que les bactéries sont régulées par les virus. La régulation des virus dépend d’une loi mystérieuse (celle du changement de la quantité en qualité) qui permet aux bactéries de poursuivre leur existence salvatrice. Mais trop de l’une ou trop de l’autre est pathologique, bien évidemment !

B : ce qu’il est fait *politiquement* de cette existence réelle ou virtuelle du « virus ».

Il est indéniable que ce « virus » n’a aucune relation immédiate avec la police du monde. Il est un prétexte politique, c’est-à-dire *policier* sur lequel s’appuie une tentative de fin d’un monde de continuer à respirer. L’explosion des « richesses » (qui ne sont que *virtuelles*) nous montre que le capitalisme (qui cache derrière son petit doigt le patriarcat en *en mouvement*) présente un grave problème existentiel. Comme je l’ai souligné dans un précédent billet, cette explosion s’apparente à l’explosion cytokinique (mécanisme d’autodéfense) caractéristique  de l’organisme atteint par « la covid-19 », alors que c’est l’organisme qui se dégrade !!!

C’est pour cela qu’il nous faut distinguer les deux aspects A et B de cette affaire. L’entreprise policière ne doit pas nous faire oublier les modalités du vivant et nous interdire de penser que certains aspects de ce vivant nous échappent encore, et notamment, l’existence de ces régulateurs de bactéries : les virus (dont l’existence peut être démontrée par l’utilisation thérapeutique des « phages »).

Si l’intention est louable de remettre en cause ce qu’on nous *montre*, en se posant la question de l’existence-même du coronavirus, en portant la confusion sur les modalités du vivant, on risque aussi de mélanger en un bouilli-boula les pensées critiques. La réponse *policière* à un problème sanitaire ne remet pas obligatoirement en cause l’existence du vivant, sinon qu’en le *falsifiant*. Nous devons éviter de répondre positivement à cette falsification habituelle du vivant par la mentalité de cette société patriarcale : cette falsification lui est indispensable pour perdurer selon *ses* modalités.

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People sometimes want to question the very existence of the coronavirus.

There are two points:

A: the existence of the virus
B: what is *political* done about the real or virtual existence of the virus.    


A: "Viruses" can easily be assimilated to what Wilhelm Reich called "T-bacilli" (The Function of Orgasm, Volume 2: The Biopathy of Cancer). Wilhelm Reich succeeded in cultivating these T-bacilli and by injecting them into healthy mice, showed that these T-bacilli were a source of morbidity. These BTs are a product of the cellular degradation of a *devitalised* cell. TBs are destroyed by orgone energy (the energy of Life) presented in the form of bions.

An identity exists between these TBs and viruses. Modern means of detecting increasingly tenuous objects have made it possible to distinguish these forms of life which are about 10 to 100 times smaller than bacteria: viruses. It is also possible to distinguish that some bacteria can be "killed" by viruses. In my opinion, this is the natural utility of viruses: to regulate the number of bacteria in nature.

    Yes, we can think that these "viruses" (or TBs) are the protein results of the degradation of devitalized cells. Wilhelm Reich demonstrated that BTs are the product of the degradation of devitalized multicellular cells. In this case, the covid (or any other viral disease: the TBs) would be detectable by the presence of these proteins, resulting from the degradation of devitalized cells.

There are many proteins (here called "viruses") resulting from the degradation of bacteria. With the covid, these bacteria are themselves derived from the degradation of cells of a *multi-cellular* organism, whose coherence is dissolved due to lack of vitality.

But what characterizes the living (the existence of the virus) is also its "reproduction". Can viruses reproduce themselves? In fact, they duplicate

As far as I know, the difference between a bacterium (or any other living cell) and a virus is that a bacterium has *both* DNA and RNA; whereas a virus has either *or* DNA, *or* RNA (it is more often RNA). Another (important) difference is that - as far as I know - in their proliferation, bacteria *divides*; whereas a virus *doubles*, replicates or clones (like plant cuttings).

If Wilhelm Reich multiplied TBs, one can think that viruses can duplicate themselves. There is a branch of medicine (phagotherapy) that knows how to multiply, for therapeutic purposes, viruses specific to certain bacteria present in harmful numbers, in order to accelerate their degradation. This branch is little known, alas... no doubt that it is too "unprofitable".

In addition, the discovery (around the 1920s) initiated by bacterial viruses (phages) has been extended to the present day. These viruses (bacterial phages) are so numerous that they have been organized into an autonomous branch of living organisms: the *archaea*. This branch of biology shows that these "bacterial viruses" are everywhere, in an immeasurable number and in every place on the planet, and that they are the *numerous* regulators of autonomous bacteria, whether they result from the degradation of a multicellular or autonomous.

In this understanding of the world, bacteria are *cleaners* either of multicellular organisms or the result of the degradation of organism cells. And BT (viruses) are the regulators.  I mean, bacteria are regulated by viruses. The regulation of viruses depends on a mysterious law (that of changing quantity into quality) that allows bacteria to continue their life-saving existence. But too much of one or too much of the other is pathological, of course!

B: what is done *politically* of this real or virtual existence of the "virus".

It is undeniable that this "virus" has no immediate relationship with the world's police. It is a political pretext, i.e. *police* on which an attempt to this end a world that continues to breathe is based. The explosion of "wealth" (which is only *virtual*) shows us that capitalism (which hides behind its little finger the patriarchy *in movement*) presents a serious existential problem. As I pointed out in a previous post, this explosion is similar to the cytokinic explosion (self-defense mechanism) characteristic of the organism affected by "covid-19", whereas it is the organism that degrades itself!!!

This is why we must distinguish the two aspects A and B of this case. The police enterprise must not make us forget the modalities of the living and forbid us to think that certain aspects of this living still escape us, and in particular, the existence of these regulators of bacteria: viruses (whose existence can be demonstrated by the therapeutic use of "phages").

If the intention is praiseworthy to call into question what one is *showed* to us, by questioning the very existence of the coronavirus, by confusing the modalities of the living, we also risk mixing critical thoughts into a boiled-boiled mess. The *police* answer to a health problem does not necessarily call into question the existence of the living, except by *falsifying* it. We must avoid responding positively to this habitual falsification of the living by the mentality of this patriarchal society: this falsification is indispensable for it to continue to exist in *its* ways.

samedi 19 septembre 2020

Les chaussures éventrées d’un dangereux comique

 (english after *****)

Une partie du mystère du « suicide » de l’économie du fait de la civid-19 peut tout simplement être levée en saisissant que ce n’est pas le capitalisme, en tant qu’organisation matérielle de la vie sociale, qui est mis en danger par cette maladie, mais qu’il s’agit de *l’état d’esprit* du capitalisme (qui cache derrière son petit doigt le patriarcat *en mouvement*) qui se sent, LUI, défaillant.

Quand on voit des gens qui se disaient plus ou moins contre la forme d’organisation sociale présente (imposée dès le plus jeune âge au sapiens), et qui y retourne avec une rapidité extraordinaire lorsqu’ils sont mis face à la décision de prendre leur autonomie par rapport à cette organisation – c’est-à-dire de protester contre leur perte d’autonomie, leur perte de liberté – on se dit qu’il s’agit d’une bataille déjà perdue par ces personnes : la résignation se cachait derrière leur contestation maigrichonne.

Et devant elles, rien ne leur fera changer leur position : ni chiffres, ni logique, ni faits policiers. À se demander si ce n’est pas cette *peur du gendarme* qui se retrouve sous deux formes dans la covid-19 : la peur générée par une folie axée sur la maladie elle-même et les pouvoirs accrus de la police. Ici, au lieu d’ordonner les causes et les effets, la personne effrayée conglomère la maladie et la police, comme si la police pouvait les guérir de cette maladie en maltraitant leur liberté. L’infantilisation des gens passe par le fait de les obliger à accepter des tuteurs alors qu’ils sont adultes. Et cette infantilisation capitalistique devient manifestement chancelante.

Mais il y a un vide derrière la covid-19 : la mort. C’est ce vide qui est présenté devant nous comme l’aboutissement de la désobéissance à l’état d’esprit du capitalisme, quand c’est ce capitalisme qui nous mène à ce vide qu’il nous empêche de combler de nos réalités. Quand des gens qui se disaient au pire contestataires « rentrent dans le rang », c’est qu’ils ont besoin d’un chef : leur âme était déjà faible. Un telle faiblesse ne peut combler, ni individuellement et encore moins *collectivement*, le vide de Vie que laisse autour de nous le capitalisme (qui cache derrière son petit doigt, le patriarcat *en mouvement*).

Reconnaissant intuitivement sa débilité, la présente organisation moribonde du monde s’accroche en *séparant* les personnes les unes des autres pour éviter qu’une telle agglomération induise la virulence suffisante pour l’annihiler. Ce n’est pas le virus covid-19 qui est virulent, mais le désir des gens de changer de monde et cela, le capitalisme doit de toutes ses forces de police, en empêcher l’émergence.

C’est dans les pays qui ont conservé des relations *sociales personnelles* les plus présentes que la covid-19 a finalement fait le moins de dégâts ; l’Iceland, par exemple. Là où les gens sont déjà atomisés, la covid-19 se manifeste avec plus de vigueur, des personnes dans une détresse sanitaire (c’est-à-dire *sociale*) : les vieux, les pauvres. C’est là où les gens ont pu *librement* circuler que la covid-19 a eu le moins d’impact.

Cette « peur du vide », de la mort imaginée, est la matraque du capitalisme, et elle n’a pas de fondement ni sanitaire ni statistique : il suffit d’avoir peur pour répondre à la peur. Mais, pour le dire comme Wilhelm Reich, cette peur de mourir, cette *peur de tomber*, correspond à l’impuissance orgastique, quand c’est précisément cette puissance orgastique ET SA REVENDICATION qui vous fait revendiquer votre liberté d’y accéder. La manière dont est utilisée cette faible maladie, la covid-19 a une si grande puissance sur les gens tient du fait qu’elle est une tautologie : la peur mène à la peur qui nourrit la peur. On nous réfère à nos « vieux » quand ceux-ci sont *déjà très* malades, non pas parce qu’ils sont déjà très malades, mais parce qu’on va les perdre... comme si la mort devaient les éviter pour vous donner le plaisir de les voir continuer à vivre dans cette état de maladie avancée. On ne pense donc pas au malade, mais à soi, sous prétexte de l’affection qu’on ne pourra plus donner à ce vieux, car il est mort... de la covid-19. Il n’est pas mort de la covid-19, il est mort de mort, *avec* la covid-19. Mais de le savoir ou de se le voir répété, ne sert à rien, car prendre une position sereine correspond à refuser les imaginations délirantes d’un système social en décrépitude qui vous emporte dans sa propre mort en vous étouffant.

Toutes les dispositions prises par des gouvernements quasi-dictatoriaux, étouffent vos liberté : aller et venir selon son gré, respirer l’air libre, côtoyer nos amis, faire des rencontres, serrer dans nos bras, l’avenance, ne plus effrayer la femme et l’enfant, vaquer à l ‘aventure, revendiquer un monde sain, etc. Ce sont là des dispositions indispensables au maintien dans ses chaussures du patriarcat : c’est ainsi qu’il règne ; des chaussures éventrés d'un dangereux comique.

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Part of the mystery of the "suicide" of the economy due to civid-19 can simply be lifted by grasping that it is not capitalism, as the material organization of social life, that is endangered by this disease, but that it is the "état d'esprit" of capitalism (which hides behind its little finger the patriarchy "on move") that feels, HIM-self, failing.

When we see people who were more or less against the present form of social organization (imposed from a very young age on the sapiens), and who return to it with extraordinary speed when faced with the decision to stand on their own feet with regard to this organization - that is, to protest against their loss of autonomy, their loss of freedom - we tell ourselves that this is a battle already lost by these people: resignation was hiding behind their skinny protest.

And before them, nothing will make them change their position: neither numbers, nor logic, nor police facts. One wonders if it is not this "fear of the gendarme" which is found in two forms in covid-19: fear generated by a madness centered on the disease itself and the increased powers of the police. Here, instead of ordering cause and effect, the frightened person conglomerates the disease and the police, as if the police could cure them of the disease by abusing their freedom. The infantilization of people involves forcing them to accept guardians while they are adults. And this capitalist infantilization obviously becomes shaky.

But there is a vacuum behind covid-19: death. It is this emptiness that is presented before us as the result of disobedience to the state of mind of capitalism, when it is this capitalism that leads us to this vacuum that it prevents us from filling with our realities. When people who used to say to the worst protester "reintegrate the row", it's because they need a chief: their soul was already weak. Such weakness cannot fill, individually and even less so *collectively*, the emptiness of Life left around us by capitalism (which hides behind its little finger, patriarchy *in movement*).

Intuitively recognizing its debility, the present moribund organization of the world clings by *separating* people from each other to prevent such agglomeration from inducing the virulence sufficient to annihilate it. It is not the covid-19 virus that is virulent, but people's desire to change the world, and capitalism must, with all its police forces, prevent its emergence.

It is in the countries that have maintained the most present *personal social* relationships that covid-19 has finally done the least damage; Iceland, for example. Where people are already atomized, covid-19 manifests itself with greater vigor, people in health (i.e., "social") distress: the old, the poor. It is where people have been able to *freely* circulate that covid-19 has had the least impact.

This "fear of emptiness", this of imagined death, is the bludgeon of capitalism, and it has no sanitary or statistical basis: it is enough to be afraid to respond to fear. But, to put it like Wilhelm Reich, this fear of dying, this "fear of falling," corresponds to orgastic impotence, when it is precisely this orgastic power AND ITS CLAIM that makes you claim your freedom to access it.  The way in which this weak disease is used, covid-19 has such great power over people because it is a tautology: fear leads to fear that feeds fear. We are referred to our "old people" when they are *already very* sick, not because they are already very sick, but because we are going to lose them... as if death were to avoid them to give you the pleasure of seeing them continue to live in this state of advanced illness. So we do not think of the sick person, but of ourselves, under the pretext of the affection that we will no longer be able to give to this old man, because he has died... of covid-19. He did not die of covid-19, he died of death, *with* covid-19. But to know it or to see it repeated, is useless, because taking a serene position corresponds to refusing the delirious imaginations of a social system in decay that carries you away to its own death by suffocating you.

All the measures taken by quasi-dictatorial governments stifle your freedom: to come and go as you please, to breathe the open air, to be with our friends, to meet new people, to hug, to hughood, not to frighten women and children, to go on adventures, to claim a healthy world, etc. These are essential dispositions to keep the patriarchy in its shoes: this is how it reigns, but shoes disemboweled by a dangerous comedian.


mercredi 9 septembre 2020

Deux mots sur la cuirasse caractérielle

(in english, after (far !) the ***)

La cuirasse caractérielle est l’intégration neuro-musculaire acquise de la résignation à ne plus ressentir le plaisir de vivre, c’est-à-dire, à en souffrir. En conséquence, dès lors que se présente à vous un plaisir plus grand que celui auquel cette résignation permet d’accéder, la cuirasse caractérielle remet en fonction la structure neuro-musculaire de la résignation par durcissement, rigidification, crispation. S’allume alors une haine envers ce qui a réveillé ce possible de plaisir de vivre, haine qui tendra – du fait de son inaccessibilité – à détruire cette source potentielle de plaisir... pour retrouver la quiétude de la résignation.




De fait, la cuirasse caractérielle est une adaptation au monde, chez tous les animaux : elle sauvegarde des dangers connus et reconnus. Cependant chez l’humain — cet animal dont les images contiennent pour lui des émotions – la cuirasse se présente sous deux formes : une relativement souple – en ce sens où elle n’empêche que très peu la perception et l’auto-perception du plaisir de vivre et de ses mouvements fluctuants –, et l’autre ,*coagulée*, qui empêche la perception et l’auto-perception du plaisir de vivre. Cette dernière est la plus courante (et de très très très loin) et c’est de cette forme dont il s’agit ici. Pour parodier grossièrement la manière de Wilhelm Reich : la cuirasse caractérielle coagulée ne donne plus accès à l’orgasme, mais à des substituts d’orgasme destinés à réguler l’angoisse qu’elle génère. Dans sa grande généralité, la cuirasse souple se manifeste dans la bienveillance, la cuirasse coagulée plutôt dans la malveillance, surtout vis-à-vis de l’enfance. Dans cette coagulation, effectuée dans la contrainte, la bienveillance y est une faiblesse, quand la malveillance est acceptée comme l’expression d’une force exempte de pitié.




L’acquisition de la cuirasse caractérielle passe par sept étapes – que Wilhelm Reich, son découvreur, nomme « segments » – consécutives à une éducation elle-même rigide. La toute première se situe au niveau des yeux, (le refus de contact visuel bienveillant de l’éducateur) pour descendre ensuite à la bouche, le cou, les épaules. Vient alors la seconde en importance : le quatrième segment qui se situe dans le complexe du diaphragme. La rigidification au plaisir passe ensuite à l’abdomen et finalement atteint tout le segment pelvien qui devient incapable de ressentir librement le plaisir aphrodisiaque (qu’il nomme « génital », car à son époque tout était lié à la reproduction et non à la détente du plaisir).  Le pelvis est comme bloqué : ses mouvements ont perdu une harmonie, pour devenir saccadés, pour *s’affirmer*, « percer », l’ondulation initiale est ressentie comme une incitation violente. 




La cuirasse n’entend plus la souffrance d’autrui, car elle a perdu la perception de la sienne propre ; elle est d’autant incapable de ressentir les vagues de plaisir qui vont de l’un à l’autre. Cette égarement de l’empathie correspond à la perte de contact avec autrui comme miroir. La cuirasse a peur des expressions de la vie, des émotions, et elle attend du monde qu’il en soit de même, quitte à provoquer sans fin cette peur qui frigidifie les émotions d’allant au monde.




Suivant les travaux de Federico Navarro, chacun de ces segments s’accommode d’un ou de deux autres ; l’ensemble formant le *caractère* de la personne, c’est-à-dire son adaptation aux interdits relatifs à la satisfaction de la détente au mieux ressentie lors du phénomène de l’orgasme.




Au surplus, selon les modalités du caractère, les maladies sont concomitantes à ces crispations neuro-musculaires et elles trouvent leur siège dans un des segments de la cuirasse caractérielle : qui le cœur, qui la langue, qui les yeux, qui le colon, etc. car cette contraction quasi-permanente, compresse cette région vivante et l’étouffe dans ses mouvements, sa nourriture et son oxygène.




Finalement, selon son auteur, la cuirasse caractérielle ralentit ou empêche le flux et le reflux de l’énergie d’orgone – le *mouvement universel de la vitalité* – qui va et vient de haut en bas et de bas en haut, arrêté d’abord au segment prépondérant du caractère pour, en cas d’excès, crisper l’ensemble de l’organisme qui se tétanise, ou « décroche » ou encore « craque » sous forme de crise spasmodique plus ou moins sévère, épileptoïde.




Se défaire de sa cuirasse caractérielle demande beaucoup d’énergie. Étant acquise principalement au cours de l’enfance et coagulée (en quelque sorte) au moment de la puberté, elle fait partie de la vie de la personne, parfois ressentie comme une gêne aux moments qui demandent davantage de lâcher-prise. De plus, cette résignation a parallèlement appris à trouver des compensations qui permettent tout de même de transformer l’énergie excédentaire – habituellement dispensée au cours de l’orgasme, la rencontre amoureuse aphrodisiaque – en satisfaction. Cette cuirasse trouve donc des moyens « légitimes » pour se justifier à travers ces compensations : « Je suis comme ça ». Car ne doit jamais être perdu de vue que la cuirasse caractérielle est une *adaptation au moins pire*, jamais ; et qu’en tant que fait socialisé et socialisant, la cuirasse trouve dans la société toutes les compensations *permises*... qui donnent aussi les compensations plus ou moins interdites, d’autant plus excitantes : qui ravivent d’autant plus la sensation de vivre.




La cuirasse caractérielle permet une adaptation au milieu affectivo-sexuel de son environnement. Bien souvent, la prime enfance est impuissante devant l’emmaillotement, par exemple, ou la circoncision. Elle est démunie devant les interdit relatifs à ses propres organes aphrodisiaques, pourtant rapidement détectés comme source singulière de plaisir fluctuant. Elle est confronté à la conception de la sexualité de ses tuteurs, eux-mêmes cuirassés, c’est-à-dire, déniant et reniant les organes aphrodisiaques comme source fluctuante de plaisir, pour se résigner à en faire une source de souffrance plus ou moins oubliée dans la résignation. Les interdits religieux (sexuels ou culinaires) en sont l’exemple le plus flagrant, mais il reste encore les superstitions et autres craintes de la vie et de ses malheurs devant lesquels la pensée humaine reste impuissante.




La cuirasse se fige au moment de la puberté parce que les dispositions qui ont été auparavant adoptées pour sursoir aux désagréments de la frustration incompréhensible (et la résignation qui s’en suit) liée au plaisir aphrodisiaque, ne trouvent pas davantage de solution à ce moment crucial de la vie de la personne. Placée en pire face à des désirs aphrodisiaques, tant en intensité qu’en qualité – puisque s’ajoute en puissance une fonction de la reproduction – face à l’obstruction terrible à laquelle elle doit faire face, la personne ré-adopte les dispositions qu’elles a trouvées les plus opportunes pour palier à cette frustration au cours de sa vie pré-pubertaire.




La cuirasse est une manière de régulation de l’angoisse sollicitée par un contrainte extérieure, éducative. Un allant au monde (plaisir) est brusquement et violemment stoppé par un interdit – qui est, d’abord, externe à soi, puis introjecté.  La récurrence de l’interdit induit un phénomène que Françoise Mézière a nommé « la douleur pré-antalgique ». La personne se prévient d’une douleur importante en adoptant une attitude qui, elle-même douloureuse, mais moindre, lui permettra d’éviter d’avoir réellement mal. La douleur pré-antalgique est une douleur *préventive* assise sur l’expérience, en quelque sorte *inventée* par la personne pour se prémunir d’une douleur autrement plus importante. Elle avait remarqué cette douleur pré-antalgique dans les attitudes qu’adopte la personne pour une telle prévention : Françoise Mézière voyait les dos tordus, les démarches boiteuses, les bas-ventres douloureux, les gestes de déglutition incomplets, etc. C’est-à-dire, dans notre cas, qu’il est préférable de se faire, à soi, un peu *affectivement* mal face à un mouvement d’allant au plaisir, en vue de se prémunir d’avoir *affectivement* beaucoup mal en s’y adonnant et d’en recevoir des coups... et de se voir rejeté de l’affection extérieure, de l’éducateur. Ce système est neuro-végétatif, il est acquis et devient une « habitude » ; il se coagule : il est la manière dont procède la cuirasse caractérielle pour se protéger de l’angoisse généré par la NON-possibilité de répondre à l’allant au monde.




Ainsi, la cuirasse caractérielle ne peut pas voir, comprendre, toucher, admettre les causes (son existence-même) pour ne concentrer son attention que sur des résultats... qui sont boiteux puisqu’issus de la cuirasse caractérielle. La cuirasse caractérielle est neuro-végétative et la pensée interprète son propre être, son propre fait de vivre, d’existence : la cuirasse peut se ressentir, mais dans cette dynamique, elle provoque sa propre angoisse qui est l énergie qu’elle a endigué pour *ne pas ressentir d’allant au monde*. Elle ne peut, en conséquence (à moins d’être dans une état de transe) se libérer d’elle-même, car elle est sa propre condition de vie, et de vivre. Dès le moment où on lui fait se percevoir, c’est-à-dire le moment où elle perçoit la vie dans un mouvement autre que celui qu’elle admet et a adopté, la cuirasse réveille sa structure et se manifeste alors par la violence, le désir de détruire *ce* qui réveille la vie qu’elle emprisonne dans sa structure neuro-musculaire. La cuirasse est très satisfaite des compensations qui la détourne de sa propre perception, car ce mode d’adaptation lui permet de vivre sans angoisse, d’éviter de percevoir l’angoisse qu’elle entretient, malgré le profond allant naturel de la personne à entrer en contact avec le monde. La cuirasse refuse de voir sa propre existence, car cette constatation soulève une *émotion* que, précisément, elle réprime chez elle et chez autrui.




La société dans son ensemble et chaque individu cuirassé s’auto-entretiennent : la société (à travers ses lois, les éducateurs, la police, les religions, le *travail*, les modalités de partage) donne les permissions, les personnes les adoptent comme encloisonnement de leur angoisse. La société produit – bien sûr à travers la production d’individus cuirassés – les compensations qui permettent – à d’autres personnes – de pouvoir supporter leur angoisse, généralement en leur donnant un mouvement *sans danger*, une peur artificielle. Rien n’est plus terrible pour une  personne que de vivre dans l’angoisse, elle trouvera donc des moyens d’éviter de la ressentir (et non pas d’en trouver une origine pour la dissoudre dans un allant au monde). Quand elle trouve une « origine » à son angoisse, ce n’est que pour toujours se détourner d’elle, pour l’éviter, puisqu’elle soulève cette angoisse ; très peu souvent pour la solutionner véritablement... ce qui est temporaire, bien évidemment. Que ce soit « à l’eau de rose » ou « du sang des crimes », en roman ou au cinéma, toute la production *imagiaire* (humaine) montre un *mode d’évitement* du problème du NON-accès à l’amour, c’est-à-dire au plaisir aphrodisiaque partagé avec bonheur. N’y sont pas évoqués les problèmes relatifs au mode d’accès à ce bonheur dont je parle, mais les moyens d’éviter absolument de parler de la non-perception du *pourquoi on ne peut y accéder*. On parle des modalités d’évitements, mais pas des modalités d’accès, sinon que sur les trois lignes ou images finales, et encore une fois, sous forme d’évitement, car on serait alors obligé d’évoquer « les misères de la chambre conjugale ». C’est la raison pour laquelle on se trouve confronté à tant de violence, de marchandage affectif, de faux-semblants, d’hypocrisie, de malveillance et de méchanceté, de tortures. Et tout cela se retrouve, comme justifiée, dans la violence sociale de la rue – l’endroit de la socialité par excellence – ou pour ce qu’il en reste !




Dans sa très très grande généralité, la cuirasse caractérielle est, neuro-physiquement, incapable de compromis : elle usera toujours de la force, car elle est une violence en soi et par soi qui ne peut admettre le lâcher-prise : comme est elle une perte, elle ne peut admettre perdre plus face à autrui qui est la personne identifiée comme la source de cette perte (avec raison, d’ailleurs, mais sous d’autres cieux et en d’autres temps). Elle préfère se résigner que de partager un compromis. La cuirasse caractérielle est aussi un pouvoir – celui du « Non ! » – sur autrui.




L’émergence du *chef* et la prégnance de la cuirasse caractérielle est évidente. Il faut des cuirassés pour faire un chef et être cuirassé pour subir les désidératas d’un chef. On sait, pour l’avoir remarqué, que plus un peuple est « mou », résigné « à son sort », c’est-à-dire, dont la cuirasse paralyse le mouvement, et plus le chef sera dictatorial ; sinon on peut se demander *comment* et *pourquoi* « on » le laisse en place, ce dictateur, n’est-ce pas ? Sa police (composée de ceux qui croient comme d’une bouée en l’Ordre pour y obéir et opérer sa malveillance sans angoisse) restera toujours impuissante face à des gens déterminés à conserver leur cadre de liberté hors de la dictature d’un chef. 


La singularité du chef se situe dans sa possession de l’objet social. Une société dont les membres ont une cuirasse restée souple, se servira d’un objet de prestige *sans propriétaire*, dont le détenteur est obligatoirement transitoire – qui n’est en rien, je le répète, le « propriétaire » de cet objet. Le chef désire et revendique la possession *personnelle* et pérenne de l’objet de prestige : il revendique la richesse personnelle, et non plus sociale d’un objet qui peut alors  être une femme, la première esclave du désir d’un pelvis bloqué par la cuirasse. Le chef transforme l’objet de prestige qui est un objet *de* la société, en objet de pouvoir sur autrui. Quand le détenteur de l’objet de prestige reçoit les regards d’autrui (ce qui fait son contentement et le contentement de tous), le chef se revendique être détenteur d’un objet de pouvoir, et s’accapare des regards d’autrui : le mouvement est inverse : il passe de l’objet pour se fixer sur la personne. Ce n’est qu’en tant que possesseur d’objet que l’homme (lui) est politique (et, effectivement, seuls les riches *fondent* et *font* la politique), et seulement à cause de cela ; sinon, il est tout simplement social. Mais, à nouveau, ce sont les gens hypnotisés par l’objet de pouvoir (sublimé comme le libérateur de la cuirasse coagulée) qui confère ce pouvoir au détenteur de cet objet. Qu’ils en restent indifférents, et ce détenteur n’a plus aucun pouvoir, tout au plus est-il détenteur d’un objet de prestige qu’il ne peut conserver lui seul : il doit le faire circuler !




L’une des adaptations modernes (je dirais technologiques) de la cuirasse dans son expression sous cette forme de recherche d’un pouvoir sur autrui, est une certaine variation de musique qui contient énormément de violence tant dans ses sons que dans ses vocables, que cette tentative plus ou moins réussie de pouvoir. Et seule cette forme de musique est utilisée dans cet objectif  de s’imposer à autrui et de lui en imposer. Oseriez-vous « toucher » à ce pouvoir que vous devrez faire face à une agressivité extrême... qui montre qu’on touche à une impuissance d’exprimer autrement son affectivité sociale que sous une forme violente. Quand à un moment historique cette forme exprimait un réel mal à l’aise, cette expression tourne vite en son contraire, en vinaigre, en argent, que tout un chacun se doit d’absorber et dans une forme de plus en plus raffinée de son agressivité, puisque celle-ci a perdu son suc : défaire le monde de la cuirasse.


L’État est composé de ceux qui savent dire avec le plus de force, de conviction et d’ignominie « Non ! ». Ceux-là recevront les plus hautes charges, et les politiques sont des spécialistes de cette magie de vous faire passer des vessies pour des lanternes quand vous gobez cette lumière. Les élections leur donnent cette légitimité de pouvoir affirmer dans une autorité suffisante ce « Non ! » pour crétiniser les gens davantage en les cantonnant à un « Non ! » à leur seul « Non ! ». La police se délecte de le faire appliquer.




Il ne faut pas hésiter à comprendre que toute personne *idolisée* (que ce soit par un coup publicitaire ou une progression rapide de sa « notoriété », ou encore sa soudaine émergence après de longues années de silence) exprime pour moitié le « Non ! » du *pouvoir* et pour l’autre moitié, le « Non ! » des gens qui préfèrent s’y retrouver pour se maintenir dans l’absence de mouvement en direction d’un allègement de la tension angoissante de la cuirasse caractérielle. Cette *idolisation* (politique, burlesque, révolutionnaire, cinéma ou chant, etc.) répond au rêve de s’extraire du statu quo – en rien de le chambouler – et permet de se maintenir à bonne distance de ce bouleversement. Pour détail, ce « Non ! » est dissimulé dans la narration d’un scénario centré sur des espoirs dont les moyens se sont *déjà et en de multiples occasions* avérés totalement impuissants... puisque nous en sommes encore là, au même point. Les plus belles réussites *publicitaires* de ces manifestations de la gestion sociale de ce « Non ! », sont celle qui enjolivent des couleurs du moment, cet espoir de sortir de la mouise amoureuse avec brio. Pourtant, une écoute attentive de ces cris de révolte détecte que tout cela « sonne faux », encore que cet espoir soulevé par cette « révolte », laisse une si pauvre discrimination de l’entendement qu'elle se voit en difficulté de distinguer les décorations de ce faux. Et sachant que ce « Non ! » correspond à une terreur tétanisante de l’amour aphrodisiaque, on comprend qu’il est aisé pour un pouvoir de mener son monde par le point aveuglant de la mort.





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Dans cette description centrée sur son aspect social, il apparaît que la cirasse caractérielle englobe assurément la vie affective, aphrodisiaque (pour eux : sexuelle), l’ensemble de la vie humaine, qu’on se demande ce qu’il est possible d’entreprendre un mouvement  pour qu’elle disparaisse sous cet aspect nocif, ou même, s’amoindrisse. Il faut, effectivement beaucoup de courage. 


D’abord, il ne faut rien espérer de la technologie. La technologie n’est qu’une vue *minérale* de la vie, comme le ressenti de ses créateurs qui veulent absolument se débarrasser (et débarrasser le monde) de tout ce qui est organique, car l’organique c’est l’émotion. Ce qu’on nomme pompeusement l’intelligence artificielle (toujours avec des majuscules, s’il vous plait !), est une « intelligence » *minérale*, totalement dégagée des émotions, c’est à dire, une compilation de statistiques qui se compilent elles-mêmes, sur une base de silicium enrichi. à la charge émotive dont il décore ce mot « intelligence », on mesure celle qu’il leur reste. L’apprentissage combinatoire n’est qu’un exemple grossier de la technologie actuelle dans son désir d’aboutissement à la totale absence de l’organique, de l’émotion. L’homme (encore lui !) « augmenté » est de la poudre de roche fondue : quand il serrera dans ses bras sa compagne, elle n’en ressentira que les os d’acier au titane. Les prétentions des nanos pour leur apport en médecine ne soulignent que l’ignorance que ces « médecins-chercheurs » ont du fonctionnement de la vie, et du corps doté d’émotion, en particulier. Quand on regarde les réseaux sociaux, on nous détourne la vue de la perte des bals, des bars, des guinguettes, des musiciens, et j’en passe. Il s’agit de clans (nommés « chaines » où chacun pense la même chose à quelque variantes près) qui s’entretiennent dans cette forme pour se consolider, toujours en guerre avec les autres clans. En guerre contre quoi ? Contre des idées creuses de la cuirasse caractérielle ! Et quelles idées : comment continuer à vivre dans une société où la cuirasse caractérielle vous a mené à vous retrouver dans ces clans pour vous battre contre d’autres clans qui effectuent la même manœuvre, avec des « idées » un peu différentes : couleurs des yeux, formes des fesses, grosseurs des biceps, etc. Ils formulent leurs idées dans un « jargon de métier », comme disait Diderot, « subtilement » compréhensible par eux seuls, et ils ne comprendront pas ce que je suis en train d’écrire, par exemple. : trop compliqué ! C’est la cuirasse caractérielle accomplie à l’échelle du virtuel qui fait les choux gras de ceux qui en détiennent les *moyens opératoires*. Comme maillon de cette chaine, continuellement confronté à faire correspondre ses critères à ceux de son clan – dont il cherche tout de même à se distinguer –, on oublie de se laisser aller à la douceur du plaisir, on se demande même si un tel oubli est toléré ! Il s’agit d’un érotisme de la *tension* – sans détente, même solitaire – mené par une succession effrénée d’*images* qu’on se doit de comprendre et de comprendre la succession sans qu’il vous soit possible d’en cesser le flux, dépassé. En bref, la technologie est de la cuirasse caractérielle minéralisée dans des dispositifs sur lesquels nul n’a un contrôle, sinon que celui qui les détient ; et il les détient pour en faire de l’argent. La publicité est l’image de cette modalité et lui donne sa consistance. En espérer une maîtrise parce qu’on en deviendrait le propriétaire, ne change rien à l’affaire, car il y aura autant de propriétaires que de participants et c’est précisément cela le nœud du problème : l’organisation *collective* de la vie doit-elle passer par l’utilisation de tels dispositifs ? Évidemment non. C’est en revenant au contact direct entre nous que nous confronterons nos avis, suivant notre cuirasse et qu’une prédisposition bienveillante quand aux solutions pratiques et surtout simple (permaculture, assemblée des femmes, usage de la chaleur solaire, etc.) que nous réussirons à dispenser nos ENFANTS de la cuirasse caractérielle coagulée.




Les blessures que provoque autrui sur autrui sont si persévérantes que chacun veut se protéger à tous moments d’une malveillance supplémentaire. Ces blessures qui évoluent au fil du temps, durent tout de même une bonne quinzaine d’années.  C’est-à-dire que jusqu’à même l’auto-satisfaction a été interdite de sorte à la déformer tant, qu’elle devient inaccessible, durant quinze ans... qui sont le début répétitif dans l’inassouvissement et la résignation, d’une longue histoire. C’est terriblement douloureux, au point que parallèlement, on a aussi appris à poser sur un coussin cette douleur pour l’oublier un peu, pour regarder ailleurs. La souplesse de la cuirasse caractérielle, souplesse qui permet la rencontre de l’autre sans souci de souffrance aucune – et même d’abandon – est immédiatement motrice de ce plaisir allant à cette rencontre. La cuirasse coagulée désirerait être souple, compréhensive, délicate, aimante, etc., mais elle ne le peut que peu, pas autant qu’elle le désire, en tout cas. Dans le pire des cas, elle se manifeste par la violence, sous forme de malveillance incontrôlée, incontrôlable. On le sait, c’est dommage et c’est triste, mais on le sait. Le « pervers-narcissique » n’est qu’une personne au pelvis solidement rigidifié : il hypnotise car il figure par cette rigidité à la fois la solution socialement admise au problème de l’aphrodisie ; et à cause de cette rigidité qui est ce qu’on désire le moins, car il reste toujours en soi, un goût de la liberté.




Un de plus grand problème de la cuirasse caractérielle est qu’elle est sexuée : elle ne se manifeste pas de la même manière chez la femme que chez l’homme, car, bien évidemment, les sexes existent et sont complémentaires. L’Amour peut certes se porter sur qui Il veut, mais Il sera de toute façon sexué. Quand la personne aura un segment caractériel diaphragmatique têtu, ce segment ne ne se manifestera pas de la même manière chez la femme que chez l’homme. Certes tous deux retiendrons, à la bloquer, leur respiration au moment acméique (Res-pi-rez !), mais les contractions concomitantes ne produiront pas le même effets chez l’une que chez l’autre... ni le même résultat *affectif*, lié à la détente (l’ocytocine, dit Michel Odent). De fait, les modalités de réalisation du désir sont différentes chez l’une que chez l’autre. En conséquence, à le savoir, on ne peut demander à l’une ce que l’autre attend selon *sa* forme ! Et pourtant... ce sera très fatiguant (au début) mais il faut *indéfectiblement éviter toutes violences*, de quelque nature que ce soit.




J’y ai tout à l’heure fait allusion : outre le refus de contact bienveillant visuel de l’éducateur, sa malveillance se poursuivra finalement dans la prohibition de l’auto-satisfaction. En fait, ce que l’éducateur interdit est plus précisément la transe orgastique de l’auto-satisfaction puisqu’il est lui-même incapable – par effroi – d’y accéder (s’il en était capable, il ne s’en préoccuperait pas plus). Si son désir (ou *son courage*) vient à outrepasser cet interdit, bien souvent la personne « culpabilise » (comme on dit : elle prend, dans ce cas, la faute d’autrui sur elle) quand elle touche à cette transe, de sorte à vouloir restreindre son contact avec elle. Elle éprouve alors une douleur et tendra à la résignation. Ici, il peut se passer deux choses : ou bien la personne comprend vite que cette douleur est liée à la restriction qu’elle apporte, elle, à l’apogée de cette transe ; ou bien elle prend pour comptant cette douleur et lui obéit par une contrainte encore plus forte... ce qui est une erreur, bien sûr. Car dans ce cas, elle devra faire encore plus preuve de courage pour se ré-approprier l’accès à l’orgasme... et ce n’est pas une mince affaire. Dans le pire des cas (environ 35 % des hommes et 40 % des femmes), on n’y arrivera pas : la cuirasse est trop rigide, la respiration ne pourra trouver une amplitude suffisante.




Mais à la fois, quand je critique en avers, je donne par transparence l’envers. Res-pi-rez ! Sachez vous écouter, ne courrez pas après l’orgasme : c’est LUI qui vient à vous, pas l’inverse. Ne jouez pas à compèt’ avec LUI ; n’oubliez jamais que c’est LUI qui doit gagner. Et s’il ne se lève pas, et que vous n’avez pas saisi pourquoi, je devrai ré-écrire mon papier, et j’en suis désolé. Faire la compèt’ sur la longueur de la vie ne rapportera rien à la mort : mieux vaut la ressentir, gaiement, s’écouler.

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Two words about character armour
septembre 2020

The character armour is the neuro-muscular integration acquired from the resignation to no longer feel the pleasure of life, that is to say, to suffer from it. Consequently, as soon as you experience a greater pleasure than that which this resignation allows you to access, the character armour restores the neuro-muscular structure of the resignation by hardening, rigidification, and contraction. A hatred is then aroused towards that which has awakened this possible source of pleasure in life, a hatred which will tend - because of its inaccessibility - to destroy this potential source of pleasure... in order to regain the tranquillity of resignation.

In fact, the character cuirass is an adaptation to the world, in all animals: it protects from known and recognized dangers. However, in humans - that animal whose images contain emotions for him - the armour comes in two forms: one relatively flexible - in the sense that it only slightly prevents the perception and self-perception of the pleasure of living and its fluctuating movements -, and the other ,*coagulated*, which prevents the perception and self-perception of the pleasure of living. The latter is the most common (and by far the most common) and it is this form that we are talking about here. To roughly parody the manner of Wilhelm Reich: the coagulated character armour no longer gives access to orgasm, but to orgasm substitutes intended to regulate the anguish it generates. In its great generality, the supple breastplate manifests itself in benevolence, the coagulated breastplate rather in malevolence, especially towards childhood. In this coagulation, carried out under constraint, benevolence is a weakness, when malevolence is accepted as the expression of a force free of pity.

The acquisition of the character armor goes through seven stages - which Wilhelm Reich, its discoverer, calls "segments" - following an education that is itself rigid. The very first one is at eye level (the educator's  refusal of benevolent eye contact) and then descends to the mouth, neck and shoulders. Then comes the second in importance: the fourth segment which is located in the complex of the diaphragm. The rigidification to pleasure then passes to the abdomen and finally reaches the whole pelvic segment which becomes unable to feel freely the aphrodisiac pleasure (which he calls "genital", because in his time everything was linked to reproduction and not to the relaxation of pleasure).  The pelvis is as if blocked: its movements have lost a harmony, to become jerky, to *s'affirmer*, to *perceive*, the initial undulation is felt as a violent incitement.

The armour no longer hears the suffering of others, because it has lost the perception of its own; it is all the more incapable of feeling the waves of pleasure that go from one to the other. This loss of empathy corresponds to the loss of contact with others as a mirror. The armour is afraid of the expressions of life, of emotions, and it expects the world to be the same, even if it means endlessly provoking this fear that frigidifies the emotions of going out into the world.

According to the work of Federico Navarro, each of these segments is adapted to one or two others; the whole forming the *character* of the person, that is to say his adaptation to the prohibitions related to the satisfaction of the relaxation best felt during the phenomenon of orgasm.

Moreover, according to the modalities of the character, diseases are concomitant to these neuro-muscular contractions and they find their seat in one of the segments of the character armour: who the heart, who the tongue, who the eyes, who the colon, etc., because this quasi-permanent contraction, compresses this living region and suffocates it in its movements, food and oxygen.

Finally, according to its author, the character armour slows down or prevents the ebb and flow of the orgone energy - the *universal movement of vitality* - which comes and goes from top to bottom and from bottom to top, stopping first at the preponderant segment of the character to, in case of excess, tighten the whole organism which becomes tetanic, or "stalls" or "cracks" in the form of a more or less severe spasmodic seizure, epileptoid.

Getting rid of your character armour requires a lot of energy. Being acquired mainly during childhood and coagulated (in a way) at the time of puberty, it is part of the person's life, sometimes felt as an inconvenience at moments that require more lâcher-prise. Moreover, this resignation has at the same time learned to find compensations that still allow the excess energy - usually dispensed during orgasm, the aphrodisiac love encounter - to be transformed into satisfaction. This armor thus finds "legitimate" means to justify itself through these compensations: "I am like that". For must never be lost sight of the fact that the character armour is an *at least worse* adaptation, never; and that as a socialized and socializing fact, the armour finds in society all the *permitted* compensations ... which also give the more or less forbidden compensations, all the more exciting: which revive all the more the sensation of living.

The character armour allows an adaptation to the affective-sexual environment. Very often, early childhood is powerless in front of swaddling, for example, or circumcision. It is powerless in front of the prohibitions relating to its own aphrodisiac organs, yet quickly detected as a singular source of fluctuating pleasure. She is confronted with the conception of sexuality of her tutors, themselves armoured, that is to say, denying and disavowing the aphrodisiac organs as a fluctuating source of pleasure, to resign herself to making them a source of suffering more or less forgotten in resignation. Religious prohibitions (sexual or culinary) are the most blatant example of this, but there are still superstitions and other fears of life and its misfortunes in the face of which human thought remains powerless.

The armour freezes at the moment of puberty because the dispositions that were previously adopted to overcome the incomprehensible frustration (and the resignation that follows) linked to aphrodisiacal pleasure, do not find a solution at this crucial moment in the person's life either. Placed in the worst position in the face of aphrodisiac desires, both in intensity and quality - since a function of reproduction is potentially added - in the face of the terrible obstruction they have to face, the person readopts the dispositions they have found most appropriate to overcome this frustration during their pre-pubertal life.

The armour is a way of regulating the anguish solicited by an external, educational constraint. A going into the world (pleasure) is suddenly and violently stopped by a ban - which is, first, external to oneself, then introjected.  The recurrence of the forbidden induces a phenomenon that Françoise Mézière has called "pre-antalgic pain". The person warns himself of significant pain by adopting an attitude which, itself painful, but less so, will enable him to avoid having real pain. Pre-antalgic pain is a *preventive* pain based on the experience, in a way *invented* by the person to protect himself from a much greater pain. She had noticed this pre-antalgic pain in the attitudes that the person adopts for such prevention: Françoise Mézière saw twisted backs, lame gait, painful lower bellies, incomplete swallowing gestures, etc.That is to say, in our case, it is preferable to make oneself a little *affectively* badly in the face of a movement of going for pleasure, in order to prevent oneself from having *affectively* a lot of pain while doing it and from receiving blows... and from being rejected from outside affection, from that of the educator.  This system is neuro-vegetative, it is acquired and becomes a "habit"; it coagulates: it is the way in which the character armour proceeds to protect oneself from the anguish generated by the NON-ability to respond to the going to the world.

Thus, the character armour cannot see, understand, touch, admit the causes (its very existence) to focus its attention only on results... which are lame since they come from the character armour. The character armour is neurovegetative and thought interprets its own being, its own fact of living, of existence: the armour can be felt, but in this dynamic, it provokes its own anguish which is the energy it has dammed up to *not feel going to the world*. It cannot, consequently (unless it is in a state of trance) free itself from itself, because it is its own condition of life, and of living. From the moment it is made to perceive itself, that is to say the moment it perceives life in a movement other than the one it admits and has adopted, the armour awakens its structure and then manifests itself through violence, the desire to destroy *which* awakens the life it imprisons in its neuro-muscular structure. The armour is very satisfied with the compensations which divert it from its own perception, because this mode of adaptation allows it to live without anguish, to avoid perceiving the anguish it maintains, despite the deep natural inclination of the person to come into contact with the world. The armour refuses to see its own existence, because this statement raises an *emotion* which, precisely, it represses in itself and in others.

Society as a whole and each individual armoured vessel are self-sustaining: society (through its laws, educators, police, religions, *work*, sharing modalities) gives permissions, people adopt them as an enclosure for their anguish. Society produces - of course through the production of armoured individuals - the compensations that allow - other people - to be able to bear their anguish, generally by giving them a *safe* movement, an artificial fear. Nothing is more terrible for a person than to live in anguish, so they will find ways to avoid feeling it (and not to find an origin to dissolve it in a ongoing to the world). When they find an "origin" to their anguish, it is only to turn away from it forever, to avoid it, since it raises this anguish; very rarely to really solve it... which is temporary, of course. Whether it is "à l'eau de rose" or "du sang des crimes", in novels or films, the whole *imaginary* (human) production shows a *mode of avoidance* of the problem of NON-access to love, that is to say, to aphrodisiac pleasure shared with happiness. The problems relating to the mode of access to this happiness that I am talking about are not evoked, but the means of absolutely avoiding talking about the non-perception of the *why one cannot access it*. The modalities of avoidance are mentioned, but not the modalities of access, except in the three final lines or images, and again in the form of avoidance, because one would then be obliged to evoke "the miseries of the marital chamber". This is why we are confronted with so much violence, emotional bargaining, pretense, hypocrisy, malevolence and wickedness, torture. And all this is found, as justified, in the social violence of the street - the place of sociality par excellence - or what is left of it!

In its very, very great generality, the character armor is, neuro-physically, incapable of compromise: it will always use force, because it is a violence in itself and by itself that cannot admit to letting go: as it is a loss, it cannot admit to losing more in front of others who is the person identified as the source of this loss (with reason, moreover, but under other skies and in other times). He prefers to resign hIsself rather than share a compromise. The character armour is also a power - that of the "No!". - on others.

The emergence of the *chef* and the importance of the character armour is obvious. It takes battleships to make a chief and it takes battleships to undergo the desires of a chief. We know, for having noticed it, that the more a people is "soft", resigned to its "fate", that is to say, whose armor paralyzes the movement, the more dictatorial the leader will be; otherwise one can ask oneself *how* and *why* "we" leave him in place, this dictator, can't one? His police (made up of those who believe like a buoy in the Order to obey it and operate its malevolence without anguish) will always remain powerless against people determined to keep their framework of freedom outside the dictatorship of a leader. 

The singularity of the chief lies in his possession of the social object. A society whose members have a flexible armour will use a prestigious object *without any owner*, whose holder is necessarily transitory - who is in no way, I repeat, the "owner" of this object. The chief desires and claims the *personal* and perennial possession of the prestige object: he claims the personal, and no longer social, wealth of an object which can then be a woman, the first slave of the desire for a pelvis blocked by the breastplate. The chief transforms the prestige object, which is an object *of* society, into an object of power over others. When the holder of the object of prestige receives the glances of others (which makes him happy and makes everyone happy), the chief claims to be the holder of an object of power, and takes the glances of others: the movement is the opposite: he passes from the object to fix himself on the person. It is only as the possessor of an object that man (he) is political (and, indeed, only the rich *found* and *do* politics), and only because of that; otherwise, he is simply social. But, again, it is the people hypnotized by the object of power (sublimated as the liberator of the coagulated armour) who confer this power on the holder of this object. Let them remain indifferent to it, and this holder no longer has any power, at most he is the holder of an object of prestige that he alone cannot keep: he must circulate it!

One of the modern (I would say technological) adaptations of the breastplate in its expression in this form of seeking power over others, is a certain variation of music that contains a great deal of violence in both its sounds and its vocals, that this more or less successful attempt at power. And only this form of music is used with the aim of imposing itself on others. Would you dare to "touch" this power that you will have to face with extreme aggressiveness... which shows that on is touching a powerlessness to express your social affectivity in any other way than in a violent form. When at one historical moment this form expressed a real discomfort, this expression quickly turns into its opposite, into vinegar, money, which everyone has to absorb, and into an increasingly refined form of aggression, since it has lost its juice: to undo the world of the armour.

The State is made up of those who know how to say with the most force, conviction and ignominy "No !". They will receive the highest offices, and politicians are specialists in the magic of making you pass from bladders to lanterns when you swallow this light. Elections give them the legitimacy of being able to affirm with sufficient authority that "No !" to cretinize people further by confining them to a "No !" to their "No !" alone. The police delight in enforcing it.

One should not hesitate to understand that any person who is "idolized" (whether by a publicity stunt or a rapid progression of his "notoriety", or even his sudden emergence after long years of silence) expresses half the "No !" of the "power" and the other half the "No !" of people who prefer to find their way in the absence of movement in the direction of an easing of the anguishing tension of the character's armour. This *idolization* (political, burlesque, revolutionary, cinema or song, etc.) responds to the dream of getting out of the status quo - in no way to upset it - and allows one to keep a good distance from this upheaval. For detail, this "No!" is hidden in the narration of a scenario centered on hopes whose means have *already and on many occasions* proved to be totally impotent... since we are still at the same point. The most beautiful *publicist successes* of these manifestations of the social management of this "No!" are those that embellish the colors of the moment, this hope to get out of the love affair with brio. However, an attentive listening of these cries of revolt detects that all this "sounds false", even though this hope raised by this "revolt" leaves such a poor discrimination of understanding that it is difficult to distinguish the decorations from this fake. And knowing that this "No!" corresponds to a tetanizing terror of aphrodisiac love, one understands that it is easy for a power to lead its world through the blinding point of death.


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In this description centered on its social aspect, it appears that the character armour certainly encompasses the affective, aphrodisiac (for them: sexual) life, the whole of human life, that one wonders what it is possible to undertake a movement so that it disappears under this harmful aspect, or even, diminishes. It takes a lot of courage, indeed. 

First of all, we must not expect anything from technology. Technology is only a *mineral* view of life, like the feeling of its creators who absolutely want to get rid (and rid the world) of everything that is organic, because organic is emotion. What is pompously called artificial intelligence (always with capital letters, please!), is a *mineral* "intelligence", totally free of emotions, that is to say, a compilation of statistics that compile themselves, on a base of enriched silicium. At the emotional charge with which it decorates this word "intelligence", we measure what is left to them. Combinatorial learning is only a crude example of current technology in its desire to achieve the total absence of the organic, of emotion. Man (again!) "augmented" is molten rock powder: when he hugs his companion in his arms, she will only feel the bones of titanium steel. The pretensions of nanos for their contribution to medicine only underline the ignorance that these "doctor-researchers" have of the functioning of life, and of the body endowed with emotion, in particular. When we look at social networks, we are distracted by the loss of balls, bars, dance halls, musicians, and so on. They are clans (called "chains", where everyone thinks the same thing, except for a few variations) who meet in this form to consolidate themselves, always at war with the other clans. At war with what? Against hollow ideas of the character armor! And what ideas: how to continue to live in a society where the character armour has led you to find yourself in these clans to fight against other clans that perform the same maneuver, with slightly different "ideas": colors of the eyes, shapes of the buttocks, biceps sizes, etc.. They formulate their ideas in "trade jargon", as Diderot said, "subtly" understandable to them alone, and they won't understand what I'm writing, for example. Too complicated! It is the character armor accomplished on the scale of the virtual that makes the fat cabbage of those who have the *operating means* of it. As a link in this chain, continually confronted with the need to make his criteria correspond to those of his clan - from which he tries to distinguish himself anyway -, one forgets to indulge in the sweetness of pleasure, one even wonders if such an omission is tolerated! It is an eroticism of *tension* - without relaxation, even solitary - led by a frantic succession of *images* that one must understand and understand the succession without it being possible to stop the flow, out of date. In short, technology is character armor mineralized in devices over which no one has control except the one who holds them; and he holds them to make money. Advertising is the image of this modality and gives it its consistency. Hoping to control it because one would become its owner does not change anything, because there will be as many owners as there are participants, and this is precisely the crux of the matter: should the *collective* organization of life pass through the use of such devices? Obviously not. It is by returning to the direct contact between us that we will confront our opinions, following our cuirass and a benevolent predisposition as to practical and above all simple solutions (permaculture, women's assembly, use of solar heat, etc.) that we will succeed in dispensing our CHILDREN from the coagulated character cuirass.

The wounds caused by others on others are so persevering that everyone wants to protect themselves at all times from further malevolence. These wounds, which evolve over time, still last a good fifteen years.  That is to say that even self-satisfaction has been forbidden so as to distort it so much that it becomes inaccessible, for fifteen years... which are the repetitive beginning in the dissatisfaction and resignation of a long history. It is terribly painful, to the point that at the same time, we have also learned to put this pain on a cushion to forget it a little, to look elsewhere. The suppleness of the character armor, suppleness that allows the meeting of the other without concern for any suffering - and even abandonment - is immediately driving this pleasure going to this meeting. The coagulated armour would like to be supple, understanding, delicate, loving, etc., but it can only do so little, not as much as it desires, in any case. In the worst case, it manifests itself by violence, in the form of uncontrolled, uncontrollable malevolence. We know this, it's a pity and it's sad, but we know it. The "pervert-narcissist" is only a person with a solidly rigid pelvis: he hypnotizes because he is, through this rigidity, both the socially accepted solution to the problem of aphrodisiacs; and because of this rigidity, which is what is least desired, because he always remains in himself, a taste for freedom.

One of the biggest problems of the character armour is that it is sexual: it does not manifest itself in the same way in women as in men, because, obviously, the sexes exist and are complementary. Love can certainly be applied to whomever it wants, but it will be gendered anyway. When a person has a stubborn diaphragmatic character segment, this segment will not manifest itself in the same way in women as in men. Certainly both will retain, to block it, their breathing at the acmeic moment (Res-pi-rez!), but the concomitant contractions will not produce the same effects in one as in the other... nor the same *affective* result, linked to relaxation (oxytocin, says Michel Odent). In fact, the modalities of realization of the desire are different in one than in the other. As a consequence, one cannot ask the one what the other expects according to *its* form! And yet... it will be very tiring (at the beginning) but one must *failingly* avoid all violence of any kind whatsoever.

I alluded to this earlier: besides the educator's refusal of benevolent visual contact, his malevolence will eventually continue in the prohibition of self-satisfaction. In fact, what the educator prohibits is more precisely the orgastic trance of self-satisfaction, since he himself is incapable - because of fear - of accessing it (if he were capable of doing so, he would not care any more). If his desire (or *his courage*) goes beyond this prohibition, the person very often "feels guilty" (as they say: in this case, they take the blame of others on themselves) when they touch this trance, so as to want to restrict their contact with it. The person then feels pain and will tend to resignation. Here, two things can happen: either the person quickly understands that this pain is linked to the restriction that he, herself, brings to the climax of this trance; or he takes this pain into account and obeys it by an even stronger constraint, which is a mistake, of course. For in this case, she will have to show even more courage to re-appropriate the access to orgasm... and this is no small matter. In the worst case (about 35% of men and 40% of women), it won't happen: the armor is too rigid, breathing will not be able to find a sufficient amplitude.

But at the same time, when I criticize on the obverse, I give the reverse side out of transparency. Res-pi-rez! Breathe ! Know how to listen to yourself, don't run after the orgasm: it is HE who comes to you, not the other way around. Don't play at reckoning with HIM; never forget that it is HIM who must win. And if He doesn't get up, and you don't understand why, I'll have to rewrite my paper, and I'm sorry. Counting the length of life will bring nothing to death: it is better to feel it, to feel it, to feel it, to feel it, to feel it, to feel it, to feel it, to feel it, to feel it, to feel it, to feel it, to feel it, to feel it, to feel it. (this 13 « to feel it » are a bug of the deepl.com translator !!!!).